Affichage des articles dont le libellé est hocus focus. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est hocus focus. Afficher tous les articles

21.4.14

Celle qu'il n'avait pas vue depuis longtemps

C'est un couloir circulaire, faussement circulaire, qui s'enfonce imperceptiblement, comme une vis, dans les profondeurs, c'est un couloir qu'il suit depuis un temps incertain, à la recherche d'un autre, d'une autre peut-être, d'une autre sûrement, d'une autre qu'il n'a pas vue depuis longtemps, dont le visage lui est revenu soudain, le visage de ses vingt ans.
Il s'était souvent demandé ce que signifiaient leurs échanges de regard. Il avait l'âge de son père, il n'y avait jamais rien eu d'ambigu là-dessus. Ou là-dessous. Il se demandait quel était le lien qui les unissait, qui s'était manifesté chaque fois qu'ils s'étaient rencontrés. Il se rappelait le geste qu'elle avait fait de poser la main avec douceur sur son épaule la dernière fois qu'ils s'étaient quittés, le regard qui était resté suspendu un moment dans l'air au moment où elle s'était retournée avant de s'éloigner.
Il se rappelait son visage, la peau lisse et claire de sa jeunesse. Il se rappelait sa courte robe blanche qui couvrait son corps avec une légèreté qui confinait à l'éthéré. Il se demandait quelles musiques ils auraient pu partager qui, contre toute fatalité, les aurait rapprochés.

-----------------

18.8.13

Simple Twist Of Fate (Songs #5)

rouen (08180r) - Simple Twist Of Fate (Songs #5)

He told himself he didn’t care,
pushed the window open wide
Felt an emptiness inside
to which he just could not relate
Brought on by a simple twist of fate


-----------------

Un diptyque ? Non. Mais si. Même si ce n'est qu'image une qui se partage, composition qui joue avec la lumière, celle directe qui passe par la vitre descellée, celle indirecte qui renvoie l'image d'un monde alentour, celle directe du présent en ruine, celle indirecte qui renvoie l'écho d'un temps réputé meilleur, faux diptyque ou diptyque brut de décoffrage, où un néon à jamais atteint/éteint fait le lien entre le paradis perdu, un faux paradis où fleurissent les illusions, et l'enfer gagné, le présent gagné par l'enfer pour le dire peut-être mieux, composition offerte à tes yeux, ô lecteur/voyeur, seul face à ton écran, seul face à ton miroir où se jouent les images qui te ressemblent – along with a parrot that talks –, images unes qui sont partage et, s'il fait chaud au cœur, communion, composition offerte/ouverte au travail des neurones excités par cafés, alcools, fumées. Allez, santé ! Composition, simple twist of fate.



-----------------

8.12.12

Like Skin For A Drum I'll Never Mend

Like Skin For A Drum I'll Never Mend


Hocus Focus, l'expression – un jeu de mots, en fait – s'est imposée à moi lentement, en anglais, dans une des trois langues que je pratique au quotidien (le français maternel, le portugais du lieu où j'habite, l'anglais comme espéranto de facto). Focus, comme foyer optique, afin de suggérer que pour les photos de la série la mise au point s'est faite sur un élément de ce qui s'offrait à mon regard, qui n'était peut-être pas celui qui sautait aux yeux, mais qui, une fois repéré, imposait – là encore – la force de son évidence, c'est-à-dire de son mystère plein et entier, indicible. Quelque chose qui, en dehors de la photographie, pouvait être éventuellement approchée par la musique. Ou un poème, mais qui est une autre forme de musique, après tout. Et l'allusion à hocus-pocus pour dire le tour de passe-passe, non pas par l'utilisation d'un trucage – il n'y a pas de manipulation lourde des images, juste quelques légers ajustements, comme on le ferait en argentique – mais par le détournement du regard vers ce qui vaut vraiment la peine d'être vue et non vers ce que le monde – c'est-à-dire sa portion de décor – tend à nous imposer, qui est toujours un piège, un empêcheur de voir en rond. Bref, un démontage de nos travers forgés par les habitudes auxquelles se soumettent nos regards, pour mieux distinguer la dimension magique du réel lui-même, ce réel qui échappe sans cesse à notre compréhension.


--------------------

3.11.12

trouble et vacillement

trouble et vacillement
From the series Hocus Focus.

Tout, autour de lui, était trouble et vacillement, prise incertaine; on eût dit que le monde tissé par les hommes se défaisait maille à maille: il ne restait qu’une attente pure, aveugle, où la nuit d’étoiles, les bois perdus, l’énorme vague nocturne qui se gonflait et montait derrière l’horizon vous dépouillaient brutalement, comme le déferlement des vagues derrière la dune donne soudain l’envie d’être nu.
Un balcon en forêt - Julien Gracq

--------------------

6.10.12

Sur les traces de Monet

Sur les traces de Monet
Le ruisseau de Robec - Rouen - France

From the series Hocus Focus.

---------------------

All rights reserved
Tous droits réservés
Todos os direitos reservados