Garder les mains crochetées dans le dos, c'est rester silencieux, c'est permettre l'observation, voire la contemplation.
Connected to Music From The Hours by Philip Glass.
Pourquoi donner un titre en anglais à une photo et un texte qui me viennent en français ? Simplement parce que le titre m'est venu comme ça. Et puis, après tout, la chanson est en anglais aussi. Donc je ne trouve pas mon chemin. J'ai beau tenter de suivre les flèches, rien n'y fait. Quelles que soient les flèches. Mais qu'importe après tout, ce n'est pas le bout du chemin qui importe. Le bout du chemin, nous le connaissons tous.
Seul compte le lieu où je suis. S'il y a quelque chose à chercher en ouvrant les yeux, ce ne sont pas les maudites flèches, ce sont les paysages qui m'entourent. Et les paysages intérieurs qui me sculptent. De plus en plus d'entre eux m'apparaissent sans que je ne demande rien. Même si mon neurologue y voit un signe de ma dégénérescence, je n'en suis pas préoccupé. Ils m'apportent un moment de paix. Ainsi aurai-je vécu des moments merveilleux. Je souhaite à chacun pareils moments. Que cette période de fêtes qui nous ramène à notre enfance soit un de ces merveilleux moments !
Il y a chagrin et chagrin. Les chagrins des vies qui ont à peine commencé. Et puis il y a les chagrins qui se cachent en fatigue. Et encore les chagrins teintés d'illusions évanouies.
C'était comme ça, ça lui en rappelait bien des moments. Des mauvais moments. Des scènes vécues à 10.000 km, il y a 50 ans et plus. Mais ça vivait encore en lui. Comme si c'était hier. Et ça ne mourrait qu'avec lui et sa sœur. Puisque eux aussi, ils avaient été une famille de quatre, les parents, la sœur et lui.
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