19.4.06

Luxuriance architecturale

luxuriance architecturale
A peine avais-je passé trois jours dans l'île que mes pas m'avaient conduit ici. Façades bleues coudoyant des façades roses, larges baies de vitrines sous des balcons rebondis de fer forgé. Temple ou palais colonial ? Ces rues étroites faisaient penser aux allées d'un village pour enfants où l'on entasse les villes et les pays sur quelques hectares, comme à Coïmbra les cinq continents du Portugal dos Pequeninos. Dans ce quartier blotti entre les villes ancienne et moderne, de quelques rues ouvertes à la circulation automobile partaient d'innombrables venelles réservées aux piétons et aux vélos. Proprettes avant la pluie. Un réseau de canaux impraticables au crépuscule quand l'orage éclatait et qu'en quelques minutes une eau jaune montait à hauteur de cheville et courait vers les bouches d'égoût qui les buvaient goulûment. Plantes domestiques ? Isolés les uns des autres, des arbres hauts et minces, aux troncs comme emmitouflés dans le manteau épais de leur feuillage sombre, pointaient leur cime aiguë au-dessus des toits de tuiles rouges en pentes concaves de pagodes. Un prospectus trouvé à l'hôtel disait qu'on les avait plantés là bien avant d'élever les cloisons de bois et les murs de pierre qui aujourd'hui se succédaient dans une étrange harmonie faite de contraires.

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